đ Sommaire de l’article
- Ma reconversion : de chef cuisinier Ă mandataire immobilier
- Mon quotidien de mandataire dans le Montreuillois
- Les vrais avantages du métier
- Les difficultés dont personne ne parle
- Mes plus belles réussites
- Pourquoi IAD ? Mon retour d’expĂ©rience sur le rĂ©seau
- Mes conseils pour se lancer
- Parlons argent : la réalité des revenus
Ma reconversion : de chef cuisinier Ă mandataire immobilier
- Ma reconversion : de chef cuisinier Ă mandataire immobilier
- Mon quotidien de mandataire dans le Montreuillois
- Les vrais avantages du métier
- Les difficultés dont personne ne parle
- Mes plus belles réussites
- Pourquoi IAD ? Mon retour d’expĂ©rience sur le rĂ©seau
- Mes conseils pour se lancer
- Parlons argent : la réalité des revenus
Je commence par lĂ parce que c’est souvent la premiĂšre question qu’on me pose : « Mais comment t’es passĂ© de la cuisine Ă l’immobilier ? » La rĂ©ponse est simple : par envie de changement radical et besoin de retrouver du sens.
15 ans de cuisine : ce que ça m’a apportĂ©
J’ai passĂ© 15 ans en cuisine. Chef pendant la majoritĂ© de ce temps. C’est un mĂ©tier exigeant, intense, parfois violent. Mais c’est aussi une Ă©cole de vie incroyable :
- La gestion du stress : Quand tu gÚres 80 couverts un samedi soir avec 2 commis et que tout doit sortir parfait, tu apprends la résistance au stress.
- La rigueur : En cuisine, l’Ă -peu-prĂšs n’existe pas. C’est prĂ©cis ou c’est ratĂ©.
- L’Ă©coute client : Un client qui commande ne dit pas toujours tout, mais il attend beaucoup. Comme un acheteur qui visite.
- Le management : GĂ©rer une Ă©quipe en cuisine, c’est du management dans ce qu’il a de plus brut et de plus efficace.
Tout ça, je l’ai transposĂ© dans l’immobilier. Et franchement, ça m’aide tous les jours.
Le dĂ©clic : « J’ai besoin d’autre chose »
Ă un moment, j’ai senti que j’avais fait le tour. Pas par lassitude du mĂ©tier, mais parce que j’avais besoin de plus de contact humain, de projets qui se construisent dans la durĂ©e, de voir les gens heureux autrement qu’autour d’un plat.
J’ai pris une annĂ©e sabbatique. J’ai rĂ©flĂ©chi. J’ai explorĂ© diffĂ©rentes pistes. Et l’immobilier s’est imposĂ© comme une Ă©vidence : c’est un mĂ©tier de relations, d’Ă©coute, d’accompagnement. Un mĂ©tier oĂč tu aides les gens Ă rĂ©aliser quelque chose d’important pour eux.
đ Ce que j’ai appris
Se reconvertir Ă 38 ans, c’est dĂ©stabilisant. Tu lĂąches toutes tes certitudes, ton expertise, ton statut. Mais c’est aussi libĂ©rateur. Tu te redĂ©couvres, tu rĂ©apprends, tu te prouves que tu peux changer de vie. Et ça, ça n’a pas de prix.
Pourquoi l’immobilier ?
Plusieurs raisons m’ont poussĂ© vers ce secteur :
- Le contact humain : 80% du mĂ©tier, c’est de l’humain. Ăcouter, conseiller, rassurer, accompagner.
- La variété : Chaque bien est différent, chaque client est différent, chaque transaction est une aventure unique.
- L’autonomie : En tant que mandataire indĂ©pendant, je gĂšre mon emploi du temps, mes prioritĂ©s, ma stratĂ©gie.
- L’impact positif : Aider quelqu’un Ă vendre sa maison pour un nouveau projet de vie, ou Ă acheter son premier chez-soi, c’est concret, c’est utile, ça a du sens.
Mon quotidien de mandataire dans le Montreuillois
Beaucoup de gens s’imaginent que le mĂ©tier d’agent immobilier, c’est faire visiter des maisons toute la journĂ©e et empocher des commissions. La rĂ©alitĂ© est trĂšs diffĂ©rente. Voici Ă quoi ressemble vraiment une semaine type.
Lundi : prospection et administratif
8h-9h : Emails. Je réponds aux demandes reçues le weekend, je planifie les visites de la semaine, je relance les dossiers en cours.
9h-12h : Prospection. Je contacte des vendeurs potentiels, je travaille mon rĂ©seau local, je repĂšre les biens qui pourraient arriver sur le marchĂ© (panneaux « à vendre » chez les particuliers, bouche-Ă -oreille…).
14h-17h : Rendez-vous estimations. Je visite 2-3 biens pour lesquels on m’a demandĂ© une estimation. Je prends le temps d’Ă©changer avec les propriĂ©taires, de visiter en dĂ©tail, de comprendre leur projet.
17h-19h : Administratif. Rédaction des estimations, mise à jour des mandats, préparation des dossiers de vente.
Mardi : visites et négociations
9h-12h : Visites groupĂ©es. J’organise 4 visites le matin sur des biens proches gĂ©ographiquement pour optimiser le temps.
14h-15h30 : Rendez-vous signature de mandat. Un vendeur a accepté mon estimation, on signe le mandat exclusif, je photographie le bien.
16h-18h : NĂ©gociation et suivi. Un acheteur veut faire une offre sur un bien, on discute du prix, des conditions, je contacte le vendeur pour transmettre l’offre.
SoirĂ©e : CrĂ©ation d’annonces. Je rĂ©dige les annonces pour les nouveaux mandats, je retouche les photos, je diffuse sur les portails.
Mercredi : formation et réseau
9h-12h : Formation IAD. Webinaire sur les nouvelles réglementations DPE ou sur une technique de vente.
14h-17h : Networking local. Je rencontre des notaires, des artisans, d’autres conseillers IAD du secteur. On Ă©change sur le marchĂ©, on se file des tuyaux, on se recommande des clients.
17h-19h : Préparation visites du samedi. Je contacte les vendeurs, je confirme les horaires, je prépare mes dossiers de présentation pour les acheteurs.
Jeudi : journée terrain
Toute la journĂ©e : Visites, visites, visites. Le jeudi, c’est ma journĂ©e 100% terrain. Je passe 6-8h Ă faire visiter des biens, rencontrer des acheteurs, dĂ©couvrir de nouveaux mandats.
Vendredi : suivi et clĂŽtures
MatinĂ©e : Suivi des dossiers en cours. Relance banques pour les accords de prĂȘt, contact notaires pour les compromis en prĂ©paration, point avec les vendeurs et acheteurs.
AprĂšs-midi : Signatures. Compromis de vente, mandats, accords… Les vendredis sont souvent des jours de signature.
Samedi : le jour le plus chargé
9h-18h : Marathon de visites. Le samedi, c’est THE jour pour les visites. Les gens travaillent en semaine, donc ils visitent le weekend. Je peux enchaĂźner 8-10 visites dans la journĂ©e.
Dimanche : repos relatif
Officiellement, je ne travaille pas le dimanche. Mais dans la réalité, je réponds aux messages urgents, je prépare la semaine suivante, je réfléchis aux stratégies pour mes mandats qui stagnent.
Le dimanche, c’est aussi le moment oĂč je reçois le plus de demandes d’information via les portails immobiliers. Les gens visitent virtuellement le dimanche, donc je dois ĂȘtre rĂ©actif.
ⰠLa réalité du temps de travail
On me dit souvent « tu as de la chance, tu es indĂ©pendant, tu fais ce que tu veux ». Oui et non. Oui, je choisis mes horaires. Mais non, je ne fais pas 35h par semaine. En moyenne, je tourne Ă 50-60h de travail par semaine. C’est le prix de l’indĂ©pendance et de l’entrepreneuriat.
Les vrais avantages du métier
Soyons honnĂȘtes : ce mĂ©tier a de rĂ©els avantages. Sinon, je ne l’aurais pas choisi et je ne serais pas encore lĂ aprĂšs plusieurs annĂ©es.
1. La libertĂ© d’organisation
C’est l’avantage numĂ©ro 1. Je choisis mes horaires, mes jours de travail, mes congĂ©s. Si je veux partir 3 semaines en aoĂ»t, je peux (mĂȘme si c’est compliquĂ© niveau business). Si je veux bosser le dimanche et me reposer le mardi, je peux.
Cette liberté est inestimable quand on a une famille ou des contraintes personnelles.
2. Pas de plafond de revenus
En tant que salarié, ton salaire est fixe (ou presque). En tant que mandataire, tu peux gagner 2 000 ⏠un mois et 12 000 ⏠le suivant. Tout dépend de ton activité, de tes ventes, de ton investissement.
Certes, c’est instable. Mais c’est aussi motivant : plus tu bosses, plus tu gagnes. Il n’y a pas de frustration du « je travaille comme un fou mais mon salaire ne bouge pas ».
3. Le contact humain permanent
Si tu aimes les gens, ce métier est fait pour toi. Tu rencontres constamment de nouvelles personnes, tu apprends leur histoire, tu entres dans leur intimité (littéralement, puisque tu visites leur maison).
Chaque client est unique. Chaque transaction est une aventure humaine.
4. La satisfaction du travail accompli
Quand tu aides un jeune couple Ă acheter leur premiĂšre maison, quand tu vends le bien d’une personne ĂągĂ©e qui va pouvoir financer sa maison de retraite, quand tu trouves LE bien parfait Ă un acheteur qui cherchait depuis 1 an… la satisfaction est immense.
Tu vois concrĂštement l’impact positif de ton travail. Et ça, c’est hyper gratifiant.
5. L’apprentissage permanent
Ce mĂ©tier, tu ne le maĂźtrises jamais complĂštement. Il y a toujours de nouvelles rĂ©glementations, de nouvelles techniques de vente, de nouveaux outils marketing, de nouvelles tendances immobiliĂšres…
Si tu aimes apprendre, te challenger, progresser, tu ne t’ennuieras jamais.
Les difficultés dont personne ne parle
Maintenant, parlons des difficultĂ©s. Parce que non, tout n’est pas rose. Et c’est important de le dire pour ne pas idĂ©aliser le mĂ©tier.
1. L’instabilitĂ© financiĂšre
C’est la difficultĂ© numĂ©ro 1, surtout les premiers mois/annĂ©es. Tu n’as pas de salaire fixe. Certains mois, tu touches 1 500 âŹ. D’autres mois, 8 000 âŹ. D’autres, 0 âŹ.
Il faut avoir une trĂ©sorerie de sĂ©curitĂ© (minimum 3-6 mois de charges perso couvertes), savoir gĂ©rer son budget, accepter l’incertitude.
Pour quelqu’un qui sort du salariat avec un salaire fixe tous les mois, c’est un vrai choc psychologique.
2. Le décalage entre travail fourni et résultats
Tu peux passer 2 mois Ă bosser sur un mandat (estimations, visites, nĂ©gociations, compromis…) et au final, la vente capote au moment du prĂȘt de l’acheteur. RĂ©sultat : 0 ⏠de commission pour 60h de travail.
C’est dur Ă encaisser. Ăa demande une vraie rĂ©sistance mentale et la capacitĂ© Ă ne pas se dĂ©courager.
3. La disponibilité permanente attendue
Les clients appellent le dimanche Ă 20h. Ils veulent visiter le samedi Ă 8h du matin ou le jeudi Ă 19h30. Ils t’envoient des SMS pendant tes vacances.
Tu es censĂ© ĂȘtre disponible tout le temps. Et si tu ne l’es pas, le client va voir un concurrent qui, lui, sera disponible.
Trouver l’Ă©quilibre entre vie pro et vie perso est un vrai dĂ©fi.
4. La solitude de l’indĂ©pendant
Tu travailles seul. Pas de collĂšgues avec qui dĂ©briefer autour de la machine Ă cafĂ©. Pas de manager pour te conseiller ou te remotiver. Pas d’Ă©quipe pour partager les rĂ©ussites et les Ă©checs.
Certains jours, tu doutes. Tu te demandes si tu fais bien ton job. Tu as besoin d’Ă©changes, de feedback. Et tu ne les as pas.
C’est pour ça que le rĂ©seau IAD est important : il permet de rompre cet isolement via les formations, les groupes Facebook, les rencontres entre conseillers…
5. La pression commerciale constante
Si tu ne prospectes pas, tu n’as pas de mandats. Si tu n’as pas de mandats, tu ne fais pas de ventes. Si tu ne fais pas de ventes, tu ne gagnes rien.
Cette pression commerciale est permanente. Tu dois TOUJOURS chercher de nouveaux clients, de nouveaux mandats, de nouvelles opportunitĂ©s. C’est Ă©puisant mentalement.
6. Gérer les clients difficiles
Parlons franchement : tous les clients ne sont pas adorables. Tu auras des vendeurs exigeants qui te harcÚlent parce que leur bien ne se vend pas en 15 jours. Tu auras des acheteurs qui visitent 30 biens et ne se décident jamais. Tu auras des gens qui te font perdre ton temps volontairement.
Apprendre Ă gĂ©rer ces situations, Ă poser des limites, Ă dire non parfois, c’est essentiel pour durer dans ce mĂ©tier.
Mes plus belles réussites
MalgrĂ© les difficultĂ©s, j’ai vĂ©cu des moments incroyables dans ce mĂ©tier. Des moments qui me rappellent pourquoi j’ai fait ce choix.
La vente de Madame Dupont
Madame Dupont, 78 ans, veuve, devait vendre sa grande maison familiale pour aller en maison de retraite. Cette maison, c’Ă©tait toute sa vie : 50 ans de souvenirs, ses enfants qui y ont grandi, son mari dĂ©cĂ©dĂ© lĂ …
Elle Ă©tait bouleversĂ©e. Je l’ai accompagnĂ©e humainement au-delĂ du simple aspect commercial. On a pris le temps de trier ensemble, de se souvenir, de prĂ©parer son dĂ©part en douceur.
La vente s’est faite Ă un jeune couple avec deux enfants. Quand Madame Dupont les a rencontrĂ©s et qu’elle a vu que sa maison allait Ă nouveau accueillir une famille, elle Ă©tait apaisĂ©e.
Le jour de la signature, elle m’a serrĂ© dans ses bras en pleurant et m’a dit « Merci d’avoir pris soin de moi ». Ce jour-lĂ , j’ai compris que j’Ă©tais exactement lĂ oĂč je devais ĂȘtre.
Le premier achat de Julien et Sophie
Julien et Sophie, 28 et 26 ans, primo-accĂ©dants, cherchaient leur premiĂšre maison depuis 8 mois sans succĂšs. Budget serrĂ©, concurrence forte, dĂ©couragement…
Je les ai accompagnĂ©s, conseillĂ©s, remotivĂ©s. On a visitĂ© une quinzaine de biens ensemble. Et un jour, j’ai eu LE bien parfait pour eux en mandat. Je les ai appelĂ©s avant mĂȘme de mettre l’annonce en ligne.
Ils ont visitĂ©, adorĂ©, fait une offre, nĂ©gociĂ© ferme mais justement. La vente s’est conclue.
Le jour de la remise des clĂ©s, ils m’ont invitĂ© Ă boire le champagne dans LEUR maison. Ils Ă©taient tellement heureux. Sophie pleurait. Julien ne savait plus quoi dire.
Voir leur bonheur, savoir que j’y avais contribuĂ©, ça valait toutes les heures passĂ©es Ă chercher pour eux.
Ma premiĂšre vente Ă 400 000 âŹ
Au-delĂ de l’aspect Ă©motionnel, il y a aussi la fiertĂ© professionnelle. Ma premiĂšre vente au-dessus de 400 000 âŹ, c’Ă©tait un gros dossier. Mandat difficile Ă obtenir (concurrence avec 2 agences locales), bien haut de gamme Ă valoriser, acheteurs exigeants…
J’ai mis le paquet : photos pro, visite virtuelle, home staging partiel, diffusion ciblĂ©e. Le bien s’est vendu en 6 semaines au prix affichĂ©.
Ce jour-lĂ , j’ai compris que j’Ă©tais devenu un vrai professionnel. Que ma reconversion Ă©tait un succĂšs. Que j’avais trouvĂ© ma voie.
Pourquoi IAD ? Mon retour d’expĂ©rience sur le rĂ©seau
Quand je me suis lancĂ©, j’ai hĂ©sitĂ© : crĂ©er ma propre agence ? Rejoindre un rĂ©seau de mandataires ? IntĂ©grer une agence classique comme salariĂ© ?
J’ai choisi IAD, et franchement, je ne regrette pas. Voici pourquoi.
Le modÚle économique avantageux
Chez IAD, tu touches entre 70% et 99% des honoraires selon ton CA annuel. Dans une agence classique salariée, tu toucherais un salaire fixe + un petit pourcentage (souvent 10-20% des honoraires).
Exemple concret : tu vends un bien 300 000 ⏠avec 5% d’honoraires (soit 15 000 âŹ). Chez IAD avec 70% de rĂ©trocession, tu touches 10 500 âŹ. En agence classique avec 15% de variable, tu toucherais 2 250 âŹ.
La différence est massive.
La formation de qualité
Quand tu arrives chez IAD sans expĂ©rience immobiliĂšre (comme moi), tu suis une formation complĂšte : techniques de vente, droit immobilier, fiscalitĂ©, estimation, nĂ©gociation, marketing…
Ensuite, la formation continue : webinaires hebdomadaires, conventions annuelles, parcours certifiants… Tu n’es jamais laissĂ© seul.
Les outils professionnels
IAD met Ă disposition tous les outils dont tu as besoin :
- Logiciel de gestion (mandats, annonces, visites, etc.)
- Diffusion automatique sur tous les portails (SeLoger, Leboncoin, etc.)
- Templates d’annonces et de documents
- CRM pour gérer ton portefeuille clients
- Application mobile pour tout gérer en déplacement
Si tu devais payer tous ces outils en indĂ©pendant, ça te coĂ»terait facilement 500 âŹ/mois.
Le rĂ©seau et l’entraide
Je l’ai dit plus haut : la solitude est une difficultĂ© du mĂ©tier. Chez IAD, tu es seul dans ton quotidien, mais tu fais partie d’un rĂ©seau de plusieurs milliers de conseillers.
Tu as accĂšs Ă des groupes Facebook par rĂ©gion oĂč tu peux poser des questions, demander des conseils, partager tes rĂ©ussites et tes galĂšres. Tu rencontres rĂ©guliĂšrement d’autres conseillers lors des formations ou conventions.
Ce rĂ©seau, c’est une vraie valeur ajoutĂ©e.
La crédibilité de la marque
Quand tu dis « je suis mandataire IAD », les gens savent qui est IAD. C’est un leader français du secteur avec des milliers d’agents. Ăa rassure les clients.
Si tu te prĂ©sentes comme « agent immobilier indĂ©pendant Jean Dupont », tu dois d’abord prouver ta crĂ©dibilitĂ©, ta compĂ©tence, ton sĂ©rieux. Avec IAD, une partie du travail est dĂ©jĂ fait.
Mes conseils pour se lancer
Si tu lis cet article et que tu te dis « pourquoi pas moi ? », voici mes conseils concrets pour rĂ©ussir ta reconversion dans l’immobilier.
1. Assure tes arriĂšres financiers
AVANT de te lancer, constitue une réserve financiÚre de minimum 6 mois de charges (loyer, courses, voiture, etc.). Les premiers mois, tu ne gagneras rien ou presque. Il faut pouvoir tenir.
Si tu as un conjoint avec un salaire stable, c’est un vrai plus. Si tu es seul(e), sois encore plus prudent(e).
2. Choisis bien ton secteur géographique
Ne te lance pas sur un secteur que tu ne connais pas. Moi, j’ai choisi le Montreuillois parce que j’y vis, j’y connais des gens, je connais les rues, les quartiers, les commerces…
Cette connaissance locale est un atout Ă©norme. Les clients sentent quand tu maĂźtrises ton secteur vs quand tu dĂ©couvres en mĂȘme temps qu’eux.
3. Forme-toi sérieusement
La formation IAD est bien, mais ce n’est qu’une base. Lis des livres sur la vente, la nĂ©gociation, le marketing immobilier. Regarde des vidĂ©os YouTube de conseillers qui partagent leurs techniques. Va voir comment travaillent les agences locales.
Investis dans ton apprentissage. C’est la clĂ© de ta rĂ©ussite.
4. Accepte de galérer au début
Les 6 premiers mois, tu vas ramer. Tu vas prospecter sans résultat. Tu vas faire des estimations qui ne se transforment pas en mandat. Tu vas organiser des visites pour des gens qui ne donnent plus signe de vie.
C’est NORMAL. Tout le monde passe par lĂ . Ne te dĂ©courage pas. PersĂ©vĂšre.
5. Sois authentique
Ne joue pas un personnage. Ne copie pas les agents immobiliers clichĂ©s qu’on voit dans les films. Sois toi-mĂȘme. Parle comme tu parles. Agis comme tu agis.
Les clients prĂ©fĂšrent un conseiller authentique, mĂȘme imparfait, qu’un robot commercial parfaitement formatĂ©.
6. Investis dans ta visibilité
Aujourd’hui, sans visibilitĂ© digitale, tu es invisible. CrĂ©e-toi une page Facebook, un compte Instagram, un profil LinkedIn. Poste rĂ©guliĂšrement du contenu sur le marchĂ© local, tes ventes, tes conseils.
Ne néglige pas non plus le réseau physique : dépose des cartes de visite chez les commerçants, participe aux événements locaux, fais-toi connaßtre.
7. Entoure-toi bien
Identifie rapidement les bons partenaires : notaires qui jouent le jeu, diagnostiqueurs sĂ©rieux et rĂ©actifs, artisans de confiance pour orienter tes clients, photographes pro…
Un bon rĂ©seau de partenaires, c’est un accĂ©lĂ©rateur de business incroyable.
Parlons argent : la réalité des revenus
C’est la question que tout le monde se pose mais que personne n’ose poser : « Combien tu gagnes vraiment ? » Soyons transparents.
La premiÚre année : survie
La premiĂšre annĂ©e, si tu fais 20 000 – 25 000 ⏠de CA (chiffre d’affaires, pas de revenus nets), c’est dĂ©jĂ bien. Beaucoup de conseillers font moins.
Sur ces 25 000 âŹ, enlĂšve :
- Les charges IAD (environ 30% du CA) = 7 500 âŹ
- Les charges sociales et impĂŽts (environ 25% du reste) = 4 400 âŹ
Il te reste : 13 100 ⏠nets pour l’annĂ©e, soit environ 1 100 âŹ/mois.
C’est peu. Mais c’est la rĂ©alitĂ© de l’annĂ©e 1. Tu apprends le mĂ©tier, tu construis ton rĂ©seau, tu crĂ©es ta rĂ©putation.
Année 2-3 : décollage
Si tu bosses bien, ton CA peut doubler voire tripler en année 2. Passons à 50 000 ⏠de CA.
Sur ces 50 000 âŹ, aprĂšs charges IAD (optimisĂ©es Ă 25% avec le volume) et charges sociales/impĂŽts, il te reste environ 30 000 ⏠nets/an, soit 2 500 âŹ/mois.
On commence Ă respirer. C’est un salaire correct, pas de quoi rouler sur l’or, mais on vit dĂ©cemment.
Année 4+ : croisiÚre
Avec l’expĂ©rience, le rĂ©seau, la rĂ©putation, tu peux viser 80 000 – 100 000 ⏠de CA. C’est un objectif rĂ©aliste pour un conseiller confirmĂ© et investi.
Sur 80 000 ⏠de CA, aprĂšs toutes charges et impĂŽts, tu peux espĂ©rer 45 000 – 50 000 ⏠nets/an, soit environ 4 000 âŹ/mois.
LĂ , on est sur un trĂšs bon revenu, comparable Ă un cadre confirmĂ© en salariat, avec en plus la libertĂ© de l’indĂ©pendance.
Les tops performers
Certains conseillers IAD font 200 000 ⏠– 300 000 ⏠de CA par an. AprĂšs charges, ils touchent 100 000 – 150 000 ⏠nets/an.
Mais soyons clairs : c’est l’exception, pas la norme. Ăa reprĂ©sente peut-ĂȘtre 5% des conseillers. Et ces personnes bossent 70h par semaine, ont constituĂ© des Ă©quipes, font Ă©normĂ©ment de volume…
đ° Ma situation personnelle
AprĂšs 3 ans chez IAD, je suis Ă environ 65 000 ⏠de CA annuel, soit environ 38 000 ⏠de revenus nets aprĂšs toutes charges. C’est moins que ce que je gagnais en fin de carriĂšre comme chef, mais je suis infiniment plus heureux dans ce que je fais. Et mes revenus continuent de progresser.
« Devenir mandataire immobilier, ce n’est pas un long fleuve tranquille. Il y a des hauts et des bas, des moments de doute et des moments d’euphorie. Mais si tu aimes le contact humain, que tu es prĂȘt Ă bosser dur, que tu acceptes l’incertitude et que tu as un minimum de rĂ©serve financiĂšre pour tenir les premiers mois, alors vas-y. Tu ne le regretteras pas. »
VoilĂ ma vĂ©ritĂ© sur ce mĂ©tier. Pas de langue de bois, pas de discours commercial. Juste la rĂ©alitĂ© du quotidien d’un mandataire immobilier dans le Montreuillois. Si aprĂšs avoir lu ça, tu te dis encore « j’ai envie d’essayer », alors contacte-moi. On en discutera autour d’un cafĂ©, et je te dirai tout ce que je sais.